Petit pays

Petit pays

Gaël Faye

Grasset

  • 24 octobre 2017

    Petit Pays, ou comment transmettre des émotions !

    Premièrement, l'histoire de Petit Pays se place dans un contexte historique réel, le Génocide Rwandais. Bien qu'une période très sombre de l'histoire de l'humanité, le récit arrive parfaitement à s'ancrer dans celle-ci. N'ayant jamais étudié la période historique cette histoire fut une bonne introduction. Nous sommes plongés dans l'histoire comme si nous y étions, tout semble parfaitement réel.
    Aussi, je me suis très vite attaché aux différents personnages du récit et plus particulièrement à Gabriel, le personnage principal. C'est une force du livre, en plus d'être plongé dans une histoire qui nous semble parfaitement réelle, nous sommes attachés aux personnages. Nous voulons savoir ce qu'il leur arrive et espérons le meilleur pour eux. Dans ce cas précis, l'histoire n'est pas joyeuse voir même difficile, âmes sensibles s'abstenir.
    Pour finir, c'est la combinaison du réalisme de ce récit et de l'attachement que l'on éprouve aux personnages qui nous font ressentir à ce point des émotions. Le livre est très fort et difficile, beaucoup d'émotions nous sont transmises. En résumé, Petit Pays est un livre beau, fort et je vous conseille vivement sa lecture !


  • 9 mars 2017

    Enfance, insouciance et inhumanité

    Des passages littérairement impeccables pour un premier roman, ne l'oublions pas, fixé par une écriture juste, entre la nostalgie pour un pays et les traces de l'enfance et la folie des hommes jusqu'à la barbarie.
    Court, percutant, prenant parfois à la gorge.


  • 7 février 2017

    A découvrir.

    L’enfance de Gabriel s’étire entre copains, école et famille au Burundi. Mais l’insouciance est vite balayée par le drame qui couve au Rwanda voisin. Un récit sensible et vivant sur l’enfance et l’innocence perdue, la guerre civile entre Hutus et Tutsis que G. Faye nous rend plus réelle que combien de livres d’histoire.


  • par (Libraire)
    6 janvier 2017

    A lire absolument !!!

    Sylvie vous conseille ce premier roman du musicien Gaël FAYE. Il connaît un grand succès, il a obtenu le Prix Goncourt des lycéens ainsi que le Prix du premier roman.

    C'est une merveille, sensible, juste. Un regard d'enfant intact sur des temps si douloureux...


  • par (Libraire)
    18 novembre 2016

    Ce roman explore le passage de l'enfance à l'âge d'homme dans un pays à l'origine nimbé de couleurs, de saveurs et d'odeurs mais marqué l'irruption de la guerre et la fin de l'innocence. Un paradis perdu mais retrouvé à la grâce de l'écriture d'une grande justesse, poignante et romanesque.

    Ce « Petit pays » est une grande lecture !


  • 27 octobre 2016

    Burundi

    Ce roman est bien plus que le récit initiatique d’un jeune métis découvrant la guerre et la discrimination.

    C’est avant tout une langue qui recrée les parfums et les couleurs d’un pays perdu ; qui nous parle des joies et des interrogations d’un garçon comme les autres dans un quartier résidentiel africain.

    J’ai aimé ce verbe qui a su faire naître des images colorées du pays d’avant le drame : sa chaleur, ses arbres, ses personnages au verbe haut. Mais aussi le bruit de la guerre, au loin, s’approchant.

    On sent, à travers la correspondance que Gabriel entretient avec une jeune française qu’il a la passion des mots. Si la lettre de sa compatriote sur le continent est bien convenue, la sienne est pleine de la tradition des interminables palabres de son pays.

    Le personnage de la mère m’a moins touché, sans doute parce qu’un peu lointain.

    Un pays que l’on n’oublie pas en refermant ce livre.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des voitures se déplaçant dans la poussière du désert.

    alexmotamots.fr


  • par (Libraire)
    27 octobre 2016

    Le passage d'une enfance insouciante à la guerre, la mort et le déracinement. Les yeux et la parole d'un enfant pour décrire la violence des hommes.
    Un très beau premier roman dont la lecture ne laisse pas indifférent.


  • 28 septembre 2016

    L'enfance perdue

    Difficile de ne pas se sentir touchée par un sujet aussi douloureux, qui reste dans nos mémoires plus de 20 ans après comme une guerre insensée et aveugle. Mais toutes les guerres ne sont - elles pas justement identiques, insensées et aveugles, surtout quand elles concernent un peuple qui s'entre-tue, des enfants qui meurent sans rien comprendre, des mères qui enterrent ceux qu'elles ont aimés en creusant le sol avec leurs doigts souillés du sang de l'innocence. Alors, c'est vrai, ce premier roman nous parle et nous conduit là-bas, très loin des accords de guitare et du goût suave des mangues. L'auteur, habile quand il décrit ses sentiments, s'exprime à la fois avec pudeur et sincérité. C'est le chant de l'enfance meurtri.


  • par (Libraire)
    19 septembre 2016

    Petit Pays, Grand Roman !

    Petit Pays, Grand Roman !
    Celui de Gabriel, qui grandit en étau entre un père Français & une mère Tutsi.
    C'est la douceur et les petits maux de l'enfance, la langue visuelle et musicale de l'Afrique éclatante du Burundi.
    Dehors, c'est l'heure du génocide.
    Gaël Faye nous emporte dans le délitement d'un foyer, d'un pays, d'une jeunesse, dans la furie sourde du monde.
    Magistral.

    Hugo.


  • par (Libraire)
    15 septembre 2016

    "Le bonheur ne se voit que dans le rétroviseur"

    Petit pays est le premier roman de Gaël Faye et quelle réussite...
    Je suis encore toute bouleversée de la lecture de ce magnifique récit. Véritable déclaration d'amour à l'Afrique et à la littérature, Gaël Faye nous raconte l'horreur de la guerre, l'incompréhension d'un enfant métis, ni Tutsi ni Hutu, face au génocide.
    Il pose ici cette question cruciale d'identité nationale, d'une Afrique qui se déchire de guerre civile en guerre civile et de son gouvernement instable.
    Ce roman c'est l'histoire d'un déchirement, celui d'un pays, d'une famille , des amitiés qui se brisent. Emprunt de poésie, de grâce, Gabriel nous prends par la main et nous fait découvrir l'Afrique de son enfance, celle qui fera parti de lui toute sa vie malgré la haine, et l'horreur.
    Simplement bouleversant, Petit Pays est à lire, à offrir, sans modération.

    "- Un livre peut nous changer ?
    - Bien sûr, un livre peut te changer! Et même changer ta vie. Comme un coup de foudre. Et on ne peut pas savoir quand la rencontre aura lieu. Il faut se méfier des livres, ce sont des génies endormis."

    Pour ma part, le coup de foudre à eu lieu en cette rentrée littéraire 2016.


  • 11 septembre 2016

    le début de la fin du bonheur

    Gaël Faye a troqué, avec brio, le micro contre le stylo. La Fnac l’a adoubé en lui décernant son prix du roman 2016. Et ce « Petit pays », je l’ai aimé aussi. Avec son premier roman, ce rappeur franco-rwandais, âgé de 33 ans, prouve qu'il autant le sens du rythme que des mots. « Pour l’instant le pays était un zombie qui marchait langue nue sur des cailloux pointus », écrit-il. Ses phrases sonnent, qui font entendre les rafales des kalachnikovs dans ce Burundi où il est né et qu’il a tant aimé.

    A travers le personnage de Gabriel, âgé de dix ans, Gaël Faye raconte comment la guerre a éclaté au Burundi, ravagé son pays, volé son enfance et tué les siens. Comme lui, Gaby a la peau caramel et l’humour noir, parfois, pour dire l’indicible : le bruit des armes qui se confond avec le chant des oiseaux, la peur du silence où « se fomente des violences à l’arme blanche et des intrusions nocturnes qu’on ne sent pas venir à soi. »

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    8 septembre 2016

    Petit pays, c'est le Burundi, le pays où Gaby grandit. Gaby a 10 ans, il passe son temps entre la maison, l'école, sa bande de copains du quartier international de Bujumbura. Il est franco-rwandais. Mais peu à peu son univers bascule, ses parents se séparent, les tensions montent au Burundi comme au Rwanda, c'est la guerre civile. Fini les pirogues en tronc de bananier, la cueillette de mangues, les balades au bord du lac Tanganyika, Gaby entre brutalement dans le monde des grands.
    Gaël Faye nous livre ici un roman sur l'exil, la nostalgie de l'enfance à jamais révolue, sur le déracinement. Un roman sur l'histoire du Burundi mais aussi un roman sur la guerre. Il aborde des sujets douloureux à travers les yeux d'un enfant, avec beaucoup de poésie et d'habilité. Les lettres que Gaby écrit à Laure, sa correspondante française à Orléans sont notamment de vrais trésors.
    À lire absolument


  • par (Libraire)
    5 septembre 2016

    De père français et de mère rwandaise, le jeune Gabriel grandit dans une impasse de Bujumbura, capitale du Burundi, où se retrouvent les réfugiés des pays limitrophes, secoués par les violences ethniques et politiques. Jeune métisse, Gabriel vit au sein d'une communauté d'expatriés bigarrée et privilégiée, heureuse aussi, pleine des facéties de l'enfance. Personne ne songe encore à établir des barrières infranchissables entre Blancs, Noirs, Hutus ou Tutsis. Mais les choses changent petit à petit...
    Gael Faye montre très bien le passage insidieux à la méfiance, la fin de l'innocence. On est ému de la résistance qu'essaie d'opposer notre jeune narrateur à la faillite de son monde. L'auteur renoue donc les fils de son identité, lui désormais Parisien, avec beaucoup de prudence et de maîtrise : il sait qu'il ne peut tout dire. Il évoque magnifiquement le couple que forment ses parents, la dissension intime qui s'insinue entre eux puis le gouffre génocidaire qui achève de les séparer. Un très beau premier roman.


  • par (Libraire)
    4 septembre 2016

    Gabriel, ou plutôt Gaby comme il aime être appelé, est le narrateur du premier roman de Gaël Faye. Son père est français, entrepreneur et sa maman rwandaise de l'ethnie Tutsi. Il habite dans un quartier tranquille avec sa petite soeur Ana. Ses parents sont souvent en conflit..et un jour ils se séparent..c'est la fin de l'insouciance, la fin de l'enfance et du bonheur. Un coup d'Etat éclate au Burundi - le président est assassiné - et annonce le début d'un conflit ethnique. Ce sont d'abord les affrontements au Rwanda que vit Gaby. Ils lui arrachent sa mère forcée d'y retourner précipitamment pour porter secours à sa tante et ses cousins.
    Les Hutus ont une haïne implacable envers les Tutsis et les massacrent..
    L'auteur écrit un magnifique roman sur la nostalgie, l'identité mais aussi sur la guerre, l'horreur et l'exil obligé sans pathos avec humour et poésie.


  • 4 septembre 2016

    Gaël Faye a choisi la voix d'un petit garçon, un narrateur d'une dizaine d'années, pour raconter le Burundi, en particulier celui de ces premières années d'enfance, d'avant la guerre, de cette innocence qu'il aimerait tant conserver, de ce paradis à jamais perdu.

    Et puis la guerre ensuite, lointaine d'abord, au Rwanda, de l'autre côté de la frontière, et qui peu à peu étend ses tentacules jusqu'à leur impasse et leur famille. Les coups d'états, les massacres, les exactions. Un enfant qui tente d'y échapper, dans les livres en particulier, mais qui finira par être rattrapé lui aussi par la violence. Quand la peur naît.
    Et l'après...
    Gaël Faye, en quelques pages, réussit à faire renaître ce "Petit pays" que les lecteurs n'oublieront pas. Et si le sujet est dramatique, l'écriture, grâce au regard de l'enfant, reste poétique et lumineuse.
    [...]
    lecture-spectacle.blogspot.fr/


  • par (Libraire)
    2 septembre 2016

    La joie et l’innocence de l’enfance fauchées par la violence au Burundi. Ce Petit Pays d’Afrique centrale qui entend gronder l’écho tout proche de la guerre au Rwanda.
    La vie d’une bande de copains joyeux, une insouciance quotidienne rattrapée par le génocide fratricide entre Tutsi et Hutu qui transforme le bonheur en cauchemar. La jeunesse franchit les portes de l’enfer et devient à son tour un peuple de haine.
    Gabriel, petit garçon franco-rwandais d’une dizaine d’années, est confronté à cet embrasement qui le hantera à tout jamais.
    Les parfums d’enfance africaine ont été soudain anéantis par la terreur qui reviendra sans cesse bousculée sa mémoire.
    Une douce évocation romanesque d’un bonheur qui se délite inexorablement vers une tragédie.
    Une enfance perdue beaucoup trop tôt où seule la littérature permet à Gabriel de se préserver un petit abri secret.


  • par (Libraire)
    27 août 2016

    Gabriel est un jeune garçon né d'un père français et d'une mère rwandaise. Il vit au Burundi, petit pays voisin du Rwanda, au fond d'une impasse à Bujumbura. Il a l'insouciance de ses 10 ans, fait les 400 coups avec sa bande de copains. Mais ce printemps-là, la peur et la violence, échos des conflits en cours dans la région, s'immiscent dans l'enfance de Gaby. Peu à peu, tous ses repères sont chamboulés.
    Un très beau roman, non pas sur le génocide rwandais en lui-même, mais sur la perte de l'enfance au goût de mangue, chaud et sucré.

    Marianne


  • par (Libraire)
    26 août 2016

    Un véritable ascenseur émotionnel !

    Très gros coup de cœur ! Avant d'être romancier Gaël Faye est un talentueux auteur compositeur.

    Dans son premier roman, Petit Pays, Gaël Faye met en avant l'enfance douce de Gabriel vivant au Burundi. Mais très vite un coup d'état éclate dans son pays. Le président est assassiné. Cet évènement annonce le début d'un conflit ethnique ayant mené au massacre des Hutus par les Tutsis.
    Gaby, dans sa naïveté d’enfant, se demande comment deux peuples qui ont le même pays, la même langue peuvent s'entre-tuer alors que la seule chose qui semble les distinguer est la forme de leur nez.


    Avec une étonnante poésie. En jouant avec nos sentiments. En passant du rire aux larmes Gaël Faye nous rappelle la monstruosité des génocides qu'ont connus le Rwanda et le Burundi. Ce roman est un équilibre parfait de la tendresse de l'enfance, face à l’adversité d’un pays qui se déchire. Cette histoire est un véritable ascenseur émotionnel !

    A la fin de ce livre je ne peux que vous conseiller d'écouter le magnifique morceau éponyme de Gaël Faye.


  • par (Libraire)
    24 août 2016

    Vous connaissez Gaël Faye le chanteur et membre du groupe Milk Coffee & Sugar ?
    Si oui, vous ne serez pas déçu.e de retrouver dans ce roman sa plume mélodique et poétique et de creuser davantage certaines thématiques qu'il caresse dans ses chansons (la famille, le déracinement, le métissage, la guerre civile du Brundi et du Rwanda...).
    Si ce n'est pas le cas, il faut absolument vous procurer son album "Pili pili sur un croissant au beurre" qui vous démontrera que cet artiste aux multiples facettes manie aussi bien l'écrit que l'oral et rendra à ce livre ses sonorités originelles.
    Cela dit, assurez-vous d'avoir le coeur bien accroché car assister à la perte brutale de l'enfance, douce et paisible, d'un gamin de 10 ans vous le déchire, votre coeur, et vous laisse avec encore un peu plus de doutes sur l'humanité.
    Mais heureusement, il y a de belles personnes comme Gaël Faye pour sublimer les pans les plus sombres de l'Histoire.


  • par (Libraire)
    16 août 2016

    Petit pays et grand roman

    Gabriel nous livre sa on enfance au Burundi entre douceur et fracas, complicité et abandon, lumière et ténèbres, liberté et torture... Un roman de contrastes sincère et captivant. Il vous prend aux tripes et ne peut vous laisser indifférent.
    Pour faire écho à ce premier roman, écoutez sa chanson "Petit Pays" elle trottera longtemps dans votre tête.


  • Petit pays

    Nous sommes en 1992 : Gabriel, 10 ans vit au Burundi dans un quartier d’expatriés, sans problèmes, entouré de son père, français, entrepreneur de sa mère, rwandaise, sa mère rwandaise et de sa petite sœur Ana. Gabriel vit souvent dans la rue avec sa bande de copains, à faire les 40 coups. Son quotidien est paisible, son enfance douce. Mais les événements tragiques qui vont être le quotidien de ce petits pays d’Afrique, malmené par l’Histoire vont perturber cette enfance si oisive ; 1° inquiétude pour Gabriel, la séparation de ses parents va le perturber. Puis la guerre civile se rapproche amenant le drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…
    Remarquable 1° roman, à lire sans modération.