Le fou de New York
par (Libraire)
18 janvier 2017

Coup de cœur de Philippine

Billy, un bon géant vivant de rien, retrouve un jeune homme perdu au milieu de nul-part... amnésique, qui se prend pour Francisco Goya. Il le recueille et va l'aider dans sa quête de lui-même...
Comme à chaque roman, O'Brien aborde un thème particulier avec profondeur et saveur. Ici nous avons deux fous à premier abord, le géant trop grand de taille et de cœur qui vit dans un immeuble désaffecté avec des poules sur le toit et un homme qui a tout perdu, sa vie, son passé, son être?... C'est l'histoire d'une quête, une réflexion sur la construction de soi, comment la souffrance humanise, l'accompagnement aussi.
Ce qui m'a touché c'est la manière dont ce géant accueille ce que "Francisco" lui dit de lui-même sans le remettre en cause, s'il s'appelle Francisco Goya alors il a 265 ans? L'auteur pose la question de la relation aux choses: est-ce que c'est Billy qui est géant ou Francisco qui est un enfant? ou nain? derrière ça, on peut lire des réflexions sur la relecture de la réalité (nominalisme?) et la manière dont on créé nos idées sur les choses mais aussi sur le rôle de la confiance dans accompagnement. qu'est-ce qui est le plus important: que Billy lui dise "c'est impossible que tu t'appelle Francisco Goya, on ne vit pas 265 ans" ou qu'il lui laisse faire son chemin finalement...? On peut faire le lien avec la relation thérapeutique mais ici la prise en charge est totale dans une amitié généreuse et pleine. Et c'est bien une guérison de l'âme dont il s'agit ici.

Bref, un roman qui nous tient en haleine et nous laisse penseur, et met du baume au cœur!

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